







1LE CHÂTEAU DE DOL ET LE PALAIS ÉPISCOPAL
Construit au 11e siècle, il devient au 14e siècle la résidence des évêques de Dol. Devenu vétuste le château est remplacé par un palais épiscopal en 1754 et transformé en collège au 19e siècle. Depuis 1999, il abrite le musée "Cathédraloscope" consacré aux bâtisseurs de cathédrales ainsi que le Bureau d'Information Touristique.

2LE ROI NOMINOË
Nominoë, souverain de Bretagne et père de la nation bretonne, est sacré roi de Bretagne à Dol en 848 dans la cathédrale romane antérieure à la Cathédrale Saint-Samson. Afin de commémorer Dol comme berceau de sa royauté, une statue représentant Nominoë y a été installée.

3LA CATHÉDRALE SAINT-SAMSON
Ancien évêché de Bretagne la cité offre ce joyau du 13e siècle construit en granit sur les bases d'une ancienne cathédrale romane. De style gothique, elle est un des fleurons de l'architecture religieuse de la région. Et succède à un édifice roman incendié en 1203.
Dotée de 2 porches, d’un vaste chœur à chevet droit, d’un déambulatoire entouré de 10 chapelles, elle présente un plan rare en France. De l’extérieur, c’est une demi-forteresse inachevée d’où l’on pouvait apercevoir l’ennemi s’approcher…
La Tour Sud (13e - 17e siècles) porte le beffroi et le campanile, la Tour Nord reconstruite à partir de 1520, est restée inachevée.
Les 3 panneaux 4, 5 et 6 sont à l'intérieur de la cathédrale.

4LE MAUSOLÉE DE THOMAS JAMES
Le mausolée de Monseigneur James est le plus ancien monument funéraire de style Renaissance de Bretagne. De fines et délicates sculptures des pilastres et des portiques représentent des candélabres, enfants, griffons, oiseaux, satyres et quelques chimères.
Avant de devenir évêque de Dol en 1482, Thomas James était en charge à Rome, enthousiasmé par l’art italien. À sa mort, ses 2 neveux, chanoines de Dol, font ériger ce mausolée en souvenir du séjour romain de leur oncle.

5LA GRANDE VERRIÈRE
Plus ancienne grande verrière de Bretagne, elle mesure 9, 50 mètres de haut sur 6, 50 mètres de large.
Datant de la fin du 13e siècle, elle a subi plusieurs restaurations du 16e au 19e siècle.
Lors de la Seconde Guerre Mondiale, tous les vitraux furent démontés par crainte des bombardements ; c’est en 1951 que la Grande Verrière retrouve le chœur de la Cathédrale !

6LE PUITS DOUBLE DE LA CATHÉDRALE (INTERIEUR)
Le puits intérieur est relié par une galerie souterraine à un puits extérieur. Il se situe dans la chapelle du crucifix autrefois appelée la Chapelle du puits. Daté de l'époque gallo-romaine, il fut englobé dans la cathédrale lors de son agrandissement au 13e siècle. Abandonné au 19e siècle, il a été réouvert en 2009.

7LA PROMENADE DES REMPARTS - JULES REVERT
Sentinelle médiévale dressée aux portes de la Bretagne, la cité a connu de nombreux sièges et combats ; placée à proximité du château, la cathédrale est dotée de structures défensives témoignant de la puissance épiscopale et martiale de l’évêché.
La promenade située le long du rempart Nord de la ville n'était à l'origine qu'un cheminement, elle prend de l'ampleur lors de l'aménagement du chemin de fer.
Véritable tour d'artillerie, la Grande Tour des Carmes date du 14e siècle, mais les fortifications remontent principalement au 13e, c’est la plus imposante de toutes les fortifications doloises.

8LE PUITS DOUBLE DE LA CATHÉDRALE EXTÉRIEUR
Situé à l’extérieur de la cathédrale, ce puits semble dater de la même époque (13e siècle) que l’édifice religieux. Le puits est relié, par une galerie souterraine dont le sol est à 11 mètres, à un autre puits beaucoup plus ancien ; son ouverture est située dans la chapelle du Crucifix : un puits situé près d’une cathédrale ou dans l’édifice même est une disposition singulière… c'est un cas unique en France !

9LA TRÉSORERIE
Au 16e siècle, le trésorier dispose d’un logement appelé la Maison de la Trésorerie : c’est un membre éminent du chapitre de Saint-Samson, son rôle est des plus importants car le chapitre est immortel du fait du remplacement de ses membres. Le trésorier et son service administratif appelé la fabrique gèrent les finances, entretiennent et réparent la cathédrale, paient les gages du sonneur de cloches et du sacristain, fournissent le pain et le vin pour les messes, répondent de l’argenterie et des meubles de la cathédrale, font blanchir tout le linge de l’église…

10LA RUE CEINTE
La rue Ceinte relie la cathédrale à l’artère principale de la ville. Autrefois, elle était divisée en deux sections : la rue Ceinte et la rue de la Poissonnerie. Bordée d’une porte à chacune de ses extrémités, elle formait un espace clos, ce qui lui valut au Moyen Âge le surnom de « Cloître ».
Aujourd’hui encore, la rue conserve de remarquables demeures ayant appartenu aux chanoines, chantres, trésoriers et chapelains au service de l’évêché de Dol. À la jonction des anciennes rues Ceinte et de la Poissonnerie se dresse le majestueux Manoir au Chantre (1668), ancienne résidence du grand chantre (premier dignitaire du chapitre de Saint-Samson après l’évêque).

11LA RUE LEJAMPTEL
Autrefois nommée rue Étroite car dans sa partie haute la largeur de la rue n’était que de 4,20 à 6,20 mètres ! En 1866, la rue est élargie pour l’adapter à la circulation moderne.
Les demeures La Grisardière (12e et 13 siècles), l'Hôtel Grand' Maison et autres demeures à arcades, piliers et porches rappellent que l'on pouvait cheminer sous galerie, de haut en bas de la rue, à l'abri du soleil et des intempéries.

12L'ÉGLISE NOTRE-DAME ET LA HALLE MODERNE
L'ancienne église Notre-Dame remontait au 9e siècle, elle fut transformée en 1804 en halle aux viandes, grains et farines ; la flèche fut démolie en 1818, suivie de la tour en 1876 ; l’église fut entièrement démolie l’année suivante.
Une halle moderne de style Baltard qui conjugue le fer, la fonte et le verre fut érigée en 1880.

13LA PLACE CHATEAUBRIAND
Au Moyen Âge, cette grande place de la ‘Paroisse Notre-Dame’ connaissait une grande activité les jours de foire et de marché ; la Place du Champ à l’Avoir ou du Marché à l’Avoir accueillait le monde agricole (bétail et volailles).
Lors de la Révolution, la place est nommée Place du Champ-de-Mars avant de changer de nom à plusieurs reprises jusqu’en 1935, où est attribué définitivement le nom de Place Chateaubriand en hommage au grand écrivain qui étudia au collège de Dol de 1777 à 1781.

14LA RUE DES CARMES
La rue des Carmes aboutissait autrefois à la Porte Saint-Michel, l’une des 2 portes de la ville détruites en 1785.
Fondé en 1401, le Couvent des Carmes est à l’origine du nom de cette rue. A la Révolution, la chapelle est transformée en salle de réunion, puis en boucherie pour l’armée ainsi qu’en magasin jusqu’à sa démolition en 1804.
Les religieuses Bénédictines créent le Couvent des Bénédictines face au couvent des Carmes et demeurent à Dol jusqu’en 1792, date à partir de laquelle le couvent fut transformé en caserne et maison d’arrêt ; c’est aujourd’hui une école publique.

15ENCEINTE MÉDIÉVALE ET TOURS DE DÉFENSE
La ville de Dol a été créée au 6e siècle, mais c’est la célèbre Tapisserie de Bayeux qui révèle une motte castrale édifiée vers 1060. Au 13e siècle, une véritable enceinte fortifiée avec portes et fossés est constituée ; l’enceinte à la fin du Moyen Âge comprend 1500 mètres de courtine, 12 tours, 4 éperons et 2 portes d’accès à la cité.
Au 17e siècle, les tours sont comblées et des jardins y sont aménagés provoquant une importante dégradation des remparts ; il ne reste aujourd’hui qu’une partie des murailles et 7 des 12 tours. Certaines, comme la Tour des Carmes et la Tour de la Motte ont été restaurées.

16L’HÔTEL DU QUENGO
L’ancien hôtel particulier du Quengo, datant des 16e et 17e siècles se compose de 2 corps de bâtiments dont un est flanqué de 2 tourelles en encorbellement doté d’un toit en pyramide aiguë. Le jardin possède un vieux colombier cylindrique.

17LA PORTE NOTRE-DAME ET L’ANCIEN ÉPERON
Œuvre architecturale du 14e siècle puis renforcée pour mieux résister à l’artillerie, la Porte Notre-Dame était l’une des 2 entrées de la cité ; située à l’extrémité Ouest de la Grande Rue, elle débouchait sur un imposant éperon défensif de forme triangulaire dont l’actuelle Place Toullier a gardé l’empreinte. À partir de 1785, les portes de la ville disparaissent pour servir de carrières de pierres.

18LE BAS DE LA GRAND’ RUE
La disparition du château et de son enceinte au milieu du 19e siècle, bouleversent la physionomie de la rue : de nouvelles constructions apparaissent mais sont frappées d’alignement.
La rue présente peu de largeur alors que la circulation augmente du fait de l’arrivée du chemin de fer à Dol en 1864. Dès le début du 20e siècle, cette partie de l’artère principale est finalement annexée à la Grande Rue.

19LA RUE-PLACE
La Grande Rue présente ici une étonnante largeur rendant cet espace propice aux animations, foires et marchés. Depuis le Moyen-Âge, cette rue était occupée par des halles (au blé, à la viande, au poisson…), toutes ces halles-cohues furent démolies à la Révolution, rendant cet espace insolite.
Plus connue sous le nom de Fontaine Thoreau, La Fontaine publique fut érigée au 17e siècle mais elle disparaît à la Révolution. Elle fut symboliquement reconstituée en 1995 ; elle est représentative des différentes fontaines qui s’y sont succédées.

20L’HÔTEL GRAND-MAISON
L’Hôtel Grand-Maison se distingue par 2 faits historiques :
Victor Hugo y descendit en 1836, écrivant que ‘Dol, n'est pas une ville, c’est une rue… grande vieille rue gothique, toute bordée de maisons à piliers point alignées qui font des caps et des coudes dans la rue, d’ailleurs très large… ‘,
La caravane funéraire de François-René de Chateaubriand s’acheminant vers Saint-Malo, fit halte à Dol où l’écrivain avait, dans son enfance, passé 4 années au collège : c’est dans la remise de l’Hôtel Grand-Maison que le corps de l’illustre écrivain passa une dernière nuit en Pays Dolois.

21LA MAISON DES PETITS PALETS
Cet ancien hôtel particulier constitue la plus ancienne maison romane de Bretagne et témoigne de l’essor que connut la ville aux 11e et 12e siècles : c’est un des rares spécimens de l’architecture civile du 12e siècle.
3 grandes arcades décorées reposent sur 2 piliers à chapiteaux sculptés et décorés. A l’étage, 2 baies, l’une avec une tête humaine sculptée, l’autre percée d’une petite fenêtre. En 1960, la demeure a retrouvé son aspect originel et ses grandes arcades dénaturées ont été rétablies grâce à une importante restauration.

22LES MAISONS À PANS DE BOIS
La Grande Rue de Dol possède un bel ensemble de maisons à pans de bois s’échelonnant du 15e au 17e siècle. Les pans de bois sont traités et enduits avec des couleurs naturelles et la polychromie est de rigueur !
Les maisons sur piliers-jambages apparaissent à partir du 15e et de la Renaissance, permettant ainsi aux commerçants d’exposer leurs articles sous un porche, l’encorbellement améliore également la protection contre le soleil et les intempéries.

23LA GRANDE RUE DES STUARTS
Le fondateur de la maison des Stuarts était Walter Fitzalan (nom anglicisé de Fils-Alain ou Fitz-Alain), arrière-petit-fils d'Alain Dapifer, Sénéchal de Dol, combattant de la bataille d'Hastings (1066).
Walter servit le roi David Ier d'Écosse (1124-1153) puis devint grand Sénéchal royal (Stewart of Scotland) ; à sa mort en 1177, le titre de Stewart passa de père en fils puis devint un nom de famille, francisé en Stuart.
Les Stuarts donnèrent leur nom à une dynastie de souverains qui régnèrent sur l’Ecosse entre 1371 et 1714 ainsi que sur l’Angleterre, l'Irlande et le Pays de Galles.
C’est en souvenir et en honneur du Sénéchal Dolois et des origines de la famille des Stuarts que la Grande Rue reçut la dénomination de Grande Rue des Stuarts en 1967.

24LES FOURCHES PATIBULAIRES ET LA CROIX-AUX-PIGEONS
C'est ici l'endroit le plus large de la rue qui pouvait rassembler une assistance conséquente. On y installa le lieu de justice et de mise à mort des condamnés par pendaison ; il fut démoli en 1790.

25LE MENHIR DU CHAMP DOLENT
Planté sur un plateau dominant, le Menhir du Champ Dolent se dresse depuis le début du Néolithique* ; la stèle dont la masse avoisine les 120 tonnes, a été récupérée dans un gisement de granit distant de 4 km. Haute de 9,30 mètres pour une circonférence maximum de 8,70 mètres, elle fait partie des plus grands monolithes connus dans le Massif Armoricain.
*Néolithique en Bretagne (-5 000 ans à – 2 200 ans avant J.C.)

26LA GARE DE DOL
L'arrivée du chemin de fer à Dol bouleverse l'aspect de la ville par la création de boulevards et la multiplication d’habitations, qui relient la ville ancienne à de nouveaux quartiers.
La gare de Dol et la ligne Saint-Malo - Rennes sont mises en service en 1864, le tronçon d'Avranches à Dol en 1878 et la ligne Lison - Lamballe fin 1879.
En 2005 l'arrivée du TGV sauve la ligne et la gare est restaurée. Depuis juillet 2017, Dol est seulement à 2 heures 15 minutes de Paris.
