Pêche à la morue verte : mode d’emploi
Plus souple, plus fraîche, mais aussi plus fragile, la morue verte était réservée aux mains expertes. Mais avant de l’attraper par la queue et de la montrer à ses messieurs, un certain nombre d’étapes s’avéraient nécessaires. Regardez plutôt…
- Étape 1 : Sortir son agenda et bloquer ses 6 à 7 prochains mois. La durée d’une saison de pêche classique à l’époque !
- Étape 2 : Recruter des marins motivés au port de Saint-Malo ou de Fécamp pour monter une fine équipe, prête à braver les éléments.
- Étape 3 : Quitter sa femme, ses enfants et la Bretagne (dans cet ordre) à bord de navires français. Ces derniers étaient eux-mêmes chargés de doris, des bateaux à fond plat manœuvrables et facilement empilables sur le pont.
- Étape 4 : Une fois les navires arrivés sur les bancs, les doris étaient mis à la mer avec deux hommes d’équipage. Ces derniers pêchaient ainsi toute la journée à la ligne dérivante. Une fois rapportée au bateau, la morue était ouverte, lavée, salée et empilée. Le poisson était alors appelé « morue verte ».

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Pêche à la morue sèche : les grands moyens
Aux grandes morues, les grands remèdes !
Si une trentaine d’hommes suffisaient pour la morue verte, la morue sèche en nécessitait parfois plus d’une centaine. Une fois les marins de Saint-Malo embarqués sur les navires, le cap était mis sur les havres de Terre-Neuves. Un campement au cordeau et de nombreux baraquements plus tard, le poisson était fin prêt à être stocké. Chaque soir, la morue était rapportée à terre et séchée sur la grève, en attendant le retour en France et l’exportation vers la Méditerranée. Rudimentaire, mais rudement efficace ! Une vie de sel, de froid et de fatigue… Le Koh-Lanta de l’époque, en somme.

















