Cherrueix

Attestée depuis 1181, la commune de Cherrueix fait partie du territoire nommé Marais de Dol et regroupe 1 121 Cherrulais et Cherrulaises sur 1 269 hectares. Le nom de Cherrueix serait un dérivé du gallo-roman "Cherrue" (charrue).

Cependant rien de plus incertain que l'origine de la paroisse de Cherrueix. Dom Lobineau, dans son « histoire de Bretagne » écrite au tournant des 17ème et 18ème siècles nous informe qu’en l’an 1029, Robert, Duc de Normandie, déclara la Guerre à Alain, Duc de Bretagne. Il vint en Cherrueix y bâtir le fort de Charruée près de l’embouchure du Couesnon, frontière naturelle entre les deux duchés, afin de tenir en respect tout le pays de Dol qu’il venait de ravager allègrement. En 1030, Alain de Bretagne, pénètre dans le comté d’Avranches dans le but de laver cet affront et se venger. Les Normands présents en nombre dans la place se défendirent vaillamment et réduisirent les Bretons en pièces. Le géographe Ogée signale les ruines de ce château en 1778, qui donne probablement son nom à la commune et la famille qui s’y attacha.

Le développement de Cherrueix s’est surtout effectué en bordure de mer, en nombreux petits hameaux bâtis en torchis et chaume, à l’abri de la digue de la Duchesse Anne. Cette digue date du 12ème siècle, elle protège le marais de Dol des incursions marines.

La commune résolument tournée vers la mer, des pêcheries sont attestées à Cherrueix depuis le 11ème siècle, et la pêche à pied représente une activité importante. Dans la baie, un lieu particulièrement insolite est l’objet de balades naturalistes pédestres : le banc des hermelles. Les hermelles plus communément appelés « crassiers » dans la région, sont de petits vers marins, qui vivent dans des tubes de sable, qu'ils construisent pour se protéger des prédateurs et qu'ils ne quittent jamais. Il existe seulement deux récifs de ce type au monde, l’un est situé sur l’Ile de Noirmoutier, et l’autre est au cœur de la Baie du Mont-Saint-Michel, le récif Sainte-Anne s’étendant sur une centaine d’hectares. C'est la plus grande bio-construction européenne. Elle possède une valeur biologique patrimoniale évidente et sert également de lieu de nourrissage à des centaines d’espèces de poissons.

Les terres de la commune sont essentiellement consacrées à l’agriculture notamment à la culture de l’ail, et plusieurs moulins à vent sont installés sur la digue de la Duchesse Anne. Ils attestent de l’importance de l’activité céréalière du marais. Ces moulins à vent datent du 19ème siècle et sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

 

 

La Maison des Produits du Terroir et de la Gastronomie, située le long de la digue permet de découvrir, comme son nom l’indique toutes les richesses gastronomiques spécifiques du territoire.

 

 

 

 

1 269 hectares - 1 121 habitants - Cherrulais et Cherrulaises