Trans-la-Forêt

Trans-la-Forêt, à proximité immédiate de la forêt de Villecartier, d’où elle tire son nom est une petite commune de 1 484 hectares où résident  586 Transéens et Transéennes. Le terme « trans » vient du gaulois "tri" (trois) et "dant" (sommet). Le terme "La Forêt" est rajouté en 1996. 

La paroisse de Trans remonte, semble-t-il, au 11ème siècle, et son économie est tournée essentiellement vers l’agriculture.

En vous baladant, peut-être rencontrerez-vous quelques vikings ? En effet, les hommes blonds venus du nord étaient autrefois retranchés dans la forêt de Villecartier, d’où ils lançaient des raids féroces sur les pays de Dol-de-Bretagne et de Rennes.

Alain Barbe Torte, Duc de Bretagne, décida de les chasser de Bretagne, une bonne fois pour toute et leur livra bataille le 1er août 939, aidé par les Comtes de Rennes et du Maine. Ce fut un grand succès puisqu’il repoussa les Normands de l’autre côté du Couesnon, frontière naturelle entre la Bretagne et la Normandie.  A défaut de vikings, quelques traces de leur campement sont encore visibles près de l’étang du Ruffien, sous forme de murs formant une enceinte rectangulaire entourée de fossés emplis d’eau.

Plus proche de nous, les Guerres de Vendée, ou Chouannerie, qui virent s’affronter les Blancs, partisans de la royauté, et les Bleus, républicains, sur le territoire de la commune en novembre 1793. Tendez l’oreille et écoutez. Entendez-vous le cri de la chouette ? Il s’agit surement de Jean Chouan appelant ses hommes à la bataille…

Trans-la-Forêt, comme son nom l’indique est au cœur d’une forêt. Qui dit forêt, dit bois et qui dit bois, dit sabot. Au début du siècle dernier, de nombreuses familles vivant au cœur de la forêt de Villecartier, tiraient leur subsistance de l’exploitation du bois, avec lequel ils fabriquaient des sabots. C’est ici qu’a vécu le dernier sabotier de la région, Ferdinand Laigle. Héritier d’une longue lignée d’artisans sabotiers, il lègue à sa mort, en 1966, sa maison où sont installés son atelier et ses outils. Aujourd’hui, la demeure abrite la Maison du Sabot, petit trésor d’artisanat du siècle dernier.

1 484 hectares - 586 habitants - Transéens et Transéennes