Mont-Dol

Le Mont-Dol est une petite commune de 2 650 hectares où vivent 1 109 Mont-Dolois et Mont-Doloises, extrêmement riche en Histoire et en légendes.

Lecteren, signifiant le lieu sacré de Taranis (Dieu gaulois de la foudre) durant l’époque gauloise, puis Mont Jovis (le mont de Jupiter, dieu romain de la foudre), Mont Joie après la christianisation et enfin Mont-Dol du fait de sa proximité avec Dol-de-Bretagne, dont elle dépendait au moyen-âge. Le lieu est habité depuis le quaternaire, soit l’époque de Néandertal.

En effet, il y a 110 000 ans, un groupe de chasseurs-cueilleurs s’installe au pied du versant sud du tertre, qui culmine à 65 mètres, à l’emplacement actuel du cimetière. C’est en 1872 que le site fut découvert par des ouvriers carriers. Ces derniers mirent au jour des ossements de très grande taille qu’ils prirent d’abord pour des restes de baleines. En fait, il s’agit des restes de plusieurs mammouths ! Mais aussi des ossements de rhinocéros laineux, ours, chevaux, cerfs… et des outils en grande quantité. Cette découverte place ainsi le Mont-Dol à la troisième place des sites les plus importants de la Bretagne paléolithique.

Au sommet du tertre, d’où la vue s’étend sur toute la Baie du Mont-Saint-Michel, se dresse la petite chapelle Notre Dame de l’Espérance, qui remplace l’ancienne chapelle Saint-Michel érigée au 6ème ou 7ème siècle. Cette dernière remplace un ancien autel païen qui fut dédié aux dieux Taranis, puis Mithra et enfin Cybèle.

Juste à côté, la tour Notre Dame, haute de 10 mètres, inaugurée en 1857, consacre le Mont-Dol dans le culte marial. Un escalier en colimaçon permet d’accéder à la plateforme et à un splendide panorama.

Le tertre abrite également d’autres trésors, tel ce châtaignier d’âge plus que respectable puisque qu’il a déjà soufflé ses 400 printemps et atteint pas loin de 14 mètres de circonférence. Il se dresse sur la côte, juste avant le sommet du mont, sur la droite. Toujours sur le tertre,  l’étang qui, étrangement, ne tarit jamais, alimenté par plusieurs sources ou bien encore le moulin à vent de 1843, en parfait état de fonctionnement, avec son mécanisme d’origine et ses ailes fièrement levées. Il se visite en saison grâce à une association de passionnés, « Les Courous d’Pouchées » qui font revivre le bâtiment comme à la belle époque des meuniers.

Et puis, saurez-vous trouver le lieu de la bataille entre le bien et le mal sur le tertre ? Près de la chapelle, en bordure du plateau, un imposant rocher présente sur sa face avant un creux : selon la légende, il s’agit du siège du diable. Des griffures dans la pierre témoigneraient aussi de l’âpreté de la lutte qu’il menait contre l’archange Saint-Michel.

En  redescendant vers le village, arrêtez-vous et visitez l’église Saint-Pierre. Edifiée au 12ème siècle dans un style roman très épuré, courant en Bretagne à cette époque, elle abrite des fresques fabuleuses du 15ème siècle, en partie cachées sous la chaux qui recouvre les murs, et représentant la Passion du Christ, ainsi qu’une scène de l’Enfer, tel que se l’imaginait les croyants au moyen-âge : roues de supplice, arbres secs aux pendus, puits de l’abîme, rien ne manque.

Plus sportivement, le Mont-Dol est un spot idéal pour l’escalade. Les falaises, d’une verticalité proches de la perfection, sont situées au sein des deux anciennes carrières de granit, au sud et à l’ouest du massif et la roche y est propice aux amateurs d’escalades soutenues.

D’autre part, de nombreuses randonnées pédestres ou cyclo sillonnent les alentours immédiats, au cœur du marais blanc.

2 650 hectares - 1 109 habitants - Mont-Dolois et Mont-Doloises