Tinténiac

Tintinius

Cette commune de 2340 hectares remonterait aux premières lueurs du néolithique. De nombreuses pièces de mobilier sont retrouvées lors du tracé de la Voie Express entre Rennes et Saint-Malo.

La première mention écrite de la paroisse remonte à 1032 et le nom Tinténiac proviendrait du nom de famille d’un certain Tintinius, dont la terminaison en « ac » indique la propriété.

3579 Tinténacois et Tinténacoises occupent actuellement le territoire. Parmi eux, au fil du temps, de grandes figures historiques ont vu le jour : Jean, seigneur de Tinténiac s’illustre durant le Combat des Trentes et son épouse Jeanne de Combourg donnera naissance à Isabeau de Tinténiac, dont la fille Jeanne de Laval sera la seconde épouse du célèbre Connétable de France Bertrand Du Guesclin. Plus tard, durant la Révolution, Vincent de Tinténiac se fera un nom lors de la Chouannerie en participant au débarquement de Quiberon en1795. Cette même année, la paroisse, favorable à la République célèbre l’anniversaire de la mort de Louis XVI. 

L’économie de la commune est essentiellement agricole, activité largement soutenue par la présence de plusieurs cours d’eau et d’étangs et un sous-sol riche, comme l’atteste la présence de foires mensuelles au 19ème siècle. Le lin et le chanvre font partie des plantes cultivées sur le territoire jusque dans le milieu du 18ème siècle, avant de disparaitre vers 1870. Cependant ; la construction du canal d’Ille et Rance entre 1804 et 1832 permet le développement d’une industrie très localisée de tannage et de minoterie.

Le long des berges de ce canal, au cœur d’un ancien hangar à grain en bois, daté du 19ème siècle, se niche le musée de l’Outil et des vieux métiers. Le musée, divisé en plusieurs espaces, propose différentes scènes d’époque sur divers corps de métier : l’atelier du bourrelier ou du charron pour ne citer qu’eux.

L’église de la Sainte-Trinité-Notre-Dame

Classée Monument Historique en 2016, est un élément fort du bourg. De style romano-byzantin, sa première pierre fut posée en 1900, sur les plans de l’architecte rennais Arthur Regnault. Cet architecte a construit sur ce seul département d’Ille et Vilaine, 38 églises paroissiales. En Bretagne Romantique, il est intervenu sur 8 églises, dont celles de Combourg, Lanrigan, Tressé, Lanhélin, Les Iffs, Cardroc et la Chapelle-aux-Filtzméeens. Le célèbre mosaïste Odorico est intervenu sur le ciborium et le maitre-autel. Dans le jardin de l’esplanade, sont conservés des vestiges de l’anciennes église gothique.

2340 hectares - 3579 habitants - Tinténacois et Tinténacoises