Saint-Léger des Prés

Les Saint-Légeois

554 hectares réunis autour d’une église datée du 11ème siècle et rebâtie vers le 15ème ou le 16ème siècle, et qui accueille 251 Saint-Légeois et Saint-Légeoises. Saint-Léger-des-prés n’était à l’origine qu’une modeste chapelle fondée par un propriétaire terrien, qui réussit à obtenir de l’évêque d’Alet, son élévation au rang de paroisse, par démembrement de celle de Combourg dont elle dépendait. L’église est aujourd’hui reconnue comme une des plus belles églises du département d’Ille-et-Vilaine et est classée Monument Historique. Elle abrite une voûte en carène de bateau ornée de fresques du 16ème siècle, ainsi qu’un très riche mobilier religieux. Son enclos paroissial est un modèle de l’art religieux breton.

Le Château

Le bourg était entouré de douves jusqu’en 1580, car s’y tenait une grande foire qui assura tellement la prospérité de la contrée que le seigneur de Combourg la fit transférer dans sa ville vers 1600… Le Château de Saint-Léger autrefois appelé le Château de la Croix Chemin et auquel on doit sûrement les fortifications du bourg, fait partie des édifices remarquables de la commune. Il abrite aujourd’hui des chambres d’hôtes de charme.

L’élevage était sans aucun doute la principale richesse de la commune, car les terres étaient si incultes qu’elles ne produisaient même pas de froment. Cependant le beurre de Saint-Léger-des-Prés jouissait d’une certaine réputation grâce à la qualité de ses prés.

L'arrêté municipal

En 1991, le maire de Saint-Léger-des-Prés rédigea un arrêté municipal assez comique afin de protéger les ânes de la commune. Ceci fait suite à des textes écrits par François René de Chateaubriand, dont le château familial est tout proche, dans la « revue des Deux mondes » du 1er décembre 1834 :

Nous, Maire de la commune,

  • Vu les textes écrits par Châteaubriand, à propos de l'âne, et publiés dans la "revue des deux mondes" du 1er décembre 1834,
  • Vu en particulier cette affirmation selon laquelle "on couvre de son nom cent imbéciles qui ne sont pas dignes de lui ressembler",
  • Vu également cette phrase de Châteaubriand rapportée par le comte de Marcellus ("Châteaubriand et son temps") selon laquelle "c'est nous, nation rieuse, qui avons fait de l'âne un animal abject",

Considérant que ces textes émanant d'un de nos plus grands écrivains ont force de loi,
Arrêtons :

  • Article premier : Il est interdit d'utiliser sur le territoire de la commune de St Léger des Prés toute expression portant atteinte à l'honorabilité de l'âne, en particulier "bête comme un âne", "ânerie", "bonnet d'âne"...
  • Article second : Tout contrevenant pris en flagrant délit devra présenter ses excuses sous forme de carottes ou de sucreries aux ânes résidant sur le territoire de la commune.
  • Article troisième : Le maire de St Léger des Prés et toute autre personne susceptible d'être intéressée par cette mesure, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera affiché à partir du 1er avril 1991.

554 hectares - 251 habitants - Saint-Légeois et Saint-Légeoises