Plesder

La commune de Plesder s’étend sur 1103 hectares et réunit une population de 775 Plesdérois et Plesdéroises.

Le territoire est constitué d’un sous-sol schisteux très difficile à utiliser pour la maçonnerie, ce qui explique le nombre important de constructions en terre crue, ou bauge. Cependant le schiste a pu servir pour les couvertures des habitations et essentiellement celles des fours à pains.

Si la paroisse semble fort ancienne, la première mention écrite ne remonte qu’en 1251. Quant à son église, elle daterait du 15ème siècle et est dédiée à Saint-Martin de Tours.

Commune rurale, Plesder vit essentiellement du travail du bois et de l’agriculture. C’est en effet ici que se déroulera le premier Comice Agricole au 19ème siècle, sous l’impulsion de Louis de Lorgeril (voir Pleugueneuc), dont le manoir sis en la commune de Pleugueneuc possède deux rabines, dont l’une d’elles conduit directement au bourg de Plesder.

Plesder recense par ailleurs trois demeures de qualité pouvant remonter aux 16ème et 17ème siècles.

Parmi celles-ci, le manoir de la Chesnaye et sa ferme, à l’extrémité nord-ouest du territoire et en limite de la Forêt de Coëtquen. Petite malouinière du 18ème siècle, inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, le manoir mérite une mention spéciale. C’est en effet ici que naquirent Jean-Marie de Lamennais en 1780 et Félicité de Lamennais en 1782. Le premier fonda la congrégation des « Frères de l’Instruction Chrétienne » (les frères de Ploërmel) et le second recevait des personnalités de son temps dans sa demeure, où il rédigea « paroles d’un croyant » entre 1833 et 1835.

La balade en forêt de Coëtquen, vous emmènera sur les pas des frères Lamennais, à la rencontre de l’étang de la Chesnaye, où les frères venaient puiser leurs idées révolutionnaires pour l’époque ce qui valut l’excommunication au jeune Félicité.

A proximité, la ferme de la Chesnaye, ancienne maison noble avant l’édification du manoir, qui conserve sa porte cochère ouvrant sur une cour de ferme dont le bâtiment principal a également conservé sa porte en plein cintre. Ce cas est un exemplaire unique d’architecture dans tout le canton.

1103 hectares - 775 habitants - Plesdérois et Plesdéroises