Dingé

Un bourg au milieu de la forêt

Dingé, 5289 hectares pour 1723 Dingéens et Dingéennes est une commune dont le bourg, formant un carrefour routier en étoile, a peu évolué depuis les années 1830. Le territoire est essentiellement composé de forêts, celle de Tanouarn à l’ouest et celle de Bourgouët à l’est, limitant ainsi les cultures et l’occupation humaine.

Le patrimoine bâti rural des 16ème et 18ème siècles est bien conservé dans l’ensemble, construit dans un granit d’extraction locale. On note toutefois des constructions en terre crue vers le milieu du 19ème siècle.
Les demeures seigneuriales ont plus souffert des dégâts du temps. Cependant la motte castrale nommée Motte aux Anglais est bien préservée et témoigne d’une implantation humaine au Moyen Age.

Les croix 

D’autres places fortes ont subi des modifications, voire ont complètement disparu suite à la construction de manoirs ou châteaux. Ainsi, le Château des Grand Vaux, qui conserve malgré tout des parties médiévales et le Château de la Motte aux Chats qui conserve également une partie de sa motte castrale.
Le Moyen Age a cependant laissé d’autres traces dans le paysage. Les croix de chemin tiennent également une place de choix, car elles permettent de situer les espaces occupés sur le territoire et prennent une dimension hautement symbolique. Des croix comme celle dite des Templiers ou de Bougettin sont remarquables.

La Rigole de Boulet

La rigole de Boulet, qui alimente le canal d’Ille et Rance, a été creusée de main d’homme de 1804 à 1832, à l’époque napoléonienne, et traverse 14 km de paysages.

Cette « construction » a souvent obligé les eaux naturelles à passer par-dessous, d’où la présence de ces petits ouvrages d’art que sont les siphons, déversoirs, aqueducs, ponts et passerelles qui rétablissaient les circulations de surface, autant de témoignages de l’ingéniosité des systèmes d’entretien de l’époque.
Aujourd’hui, les berges de cette rigole, composées des déblais et plantées d’arbres, ont transformé cette voie d’eau en un longue promenade au cœur d’un paysage ombragé, où le rapport à l’eau est présent partout dans ses multiples usages : adduction, drainage, lavoir, pêche et jeux, végétation abondante, faune et flore diversifiées.

En 1988, la rigole est remplacée par une conduite forcée et elle est alors livrée à elle-même et à une végétation qui reprend ses droits. En 2003, le Département organise son sauvetage et en 2005, un vrai programme de valorisation est mis en place.  Un sentier d’interprétation de la Rigole de Boulet est créé, en relation avec la valorisation du Canal d’Ille et Rance et l’étang de Boulet.

5289 hectares - 1723 habitants - Dingéens et Dingéennes