Combourg

Ses origines

Combourg est le résultat de trois entités, encore visibles aujourd’hui et qui structurent la ville, où résident 5 956 Combourgeois et Combourgeoises sur un territoire de 6 360 hectares.

La tradition raconte que saint Lunaire, en provenance d’Irlande, fit bâtir une église à son emplacement actuel, donnant ainsi naissance au premier bourg paroissial. Au Moyen Age, Ginguené, évêque de Dol, fait bâtir un premier château à motte afin de protéger Combourg. C’est ainsi que naquit le bourg seigneurial entre le château et l’Eglise. Puis Riwallon, frère cadet de Ginguené, décide de réorganiser socialement, religieusement et économiquement le pays. Il fait appel à des moines bénédictins de Marmoutiers qui fondent le prieuré autour duquel se développe le bourg prieutral à l’ouest du château.

Sur le plan architectural, les plus anciennes constructions combourgeoises ne sont pas antérieures au 16ème siècle. En effet, les seigneurs de Combourg prirent part à de nombreux conflits, ce qui valut nombre de destructions à la ville et au château, surtout l’incendie de 1234.

Dépendant à l’origine de l’évêché de Dol, Combourg est érigée en baronnie, puis en comté en 1575 et dépend alors directement du Duc de Bretagne. Elle appartient alors à divers propriétaires avant d’être vendue à la famille Chateaubriand en 1761.

C’est à cette époque que le jeune François René de Chateaubriand, alors âgé de 8 ans, commença à habiter le château, ce qui le marquera profondément : « C'est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis, que j'ai commencé à sentir la première atteinte de cet ennui que j'ai trainé toute ma vie, de cette tristesse qui a fait mon tourment et ma félicité. »

Durant la Renaissance, l’économie tourne autour du commerce des toiles et du tannage, mais aussi autour de la beurrerie et de la fromagerie, le polissage du granit et la briqueterie. En témoigne encore le moulin à la chaussée de Durfort qui enjambe le lac.

Le bourg conserve sa physionomie d’origine jusqu’au début du 19ème siècle, et de l’arrivée du train. L’implantation de la gare a donné lieu à de longues discussions entre le conseil municipal et la bourgeoisie locale. Pour ces derniers, une gare implantée trop proche du centre-ville nuirait gravement aux bonnes mœurs. La gare se situe donc à deux kilomètres du centre-ville.

C’est autour de la gare que se développe un nouveau quartier et d’une zone périurbaine et industrielle. En même temps, les nouvelles normes en matière d’hygiène entrainent des travaux d’aménagement dans le bourg central : élargissement des rues, transformation de la Place des Halles, construction des écoles… Tout au long du 20ème siècle le développement va se poursuivre et rogner petit à petit l’espace entre la gare et l’ancien centre-ville.

Petite Cité de Caractère

Classée « Petite Cité de Caractère », « Station Verte » et « Ville Vélotouristique », Combourg peut, à juste titre, s’enorgueillir d’être le Berceau du Romantisme.

Trois circuits pédestres permettent de ne rien manquer des atouts de la cité : le circuit d’interprétation du patrimoine fait découvrir la richesse architecturale de Combourg, le circuit Chateaubriand emmène sur les pas du célèbre écrivain romantique et le circuit Littéraire amène à faire le tour du fameux Lac Tranquille.

6360 hectares - 5956 habitants - Combourgeois et Combourgeoises