Bonnemain

Hoc hen maen

Bonnemain désignerait une roche entourée d’eau en breton : hoc hen maen.

Plutôt moderne, puisque le plus ancien bâtiment, le presbytère, date de 1723, le bourg de Bonnemain est organisé autour de son église dont la première pierre est posée en 1883. L’ancienne église, bâtie aux 13ème et 14ème siècles était si vétuste que la décision fut prise de la démolir afin d’en rebâtir une nouvelle. Cependant, le portail du 16ème siècle, qui ouvrait sur l’enclos sacré et le cimetière, a été conservé et replacé à l’entrée du cimetière actuel.

Les premières traces d’occupation du territoire remontent à l’époque gallo-romaine. Cependant peu d’archives ont été conservées et il est difficile de connaître la date exacte de fondation de la paroisse.

Si le bourg est moderne, la campagne recèle quelques beaux spécimens de bâtisses du 17ème siècle : la maison du Rocher Cordier, qui possède une tourelle en encorbellement, une échauguette et des meurtrières. La présence d’une cave laisse supposer qu’il s’agit d’une maison de tisserand ou de fabricant de cordages ; le manoir de la Berrichère, flanqué de deux tourelles et qui a bénéficié d’une restauration orchestrée par l’architecte en chef des Bâtiments de France ; et le château des Diablaires, qui a servi de cidrerie avant la Seconde Guerre Mondiale. La propriété est acquise par le Syndicat du Nord en 1947 et est transformée en aérium pour les enfants des mineurs atteints de silicose.

C’est à partir de 1850 que l’économie de Bonnemain se développe et s’accroît grâce à la construction de la gare de chemin de fer sur la ligne Rennes – Saint-Malo.

2377 hectares - 1494 habitants - Bonnemainésiens et Bonnemainésiennes