Vue Panoramique depuis le Mont-Dol

Etes-vous prêt ? La récompense est au sommet !

La vue panoramique depuis le Mont-Dol

Cet incontournable du Pays de Dol et de la Baie du Mont-Saint-Michel, nous amène à 65 mètres d’altitude et nous offre l’un des plus beaux panoramas de toute la région.
Une vue imprenable à la fois sur la Baie du Mont-Saint-Michel, sur les marais et la ville de Dol-de-Bretagne. C’est ici que vous pourrez mieux comprendre le paysage et la topographie de notre territoire. Autrefois, la mer recouvrait entièrement le marais de Dol dont on distingue deux aspects : le marais blanc constitué en grande partie de sédiments marins au nord, et le marais noir, riche en tourbe, au sud. Ce marais s’étale sur près de 1 200 hectares.

Pour profiter pleinement de l’expérience « Mont-Dol », une ascension s’impose !

Nous vous conseillons l’accès à pied depuis le parking du marché, en contrebas de l’église Saint-Pierre.
Un petit tour par l’église Saint-Pierre, permettra de vous mettre en condition pour l’ascension vers les cieux. A l’intérieur de cette église datant des 12ème et 15ème siècles, vous pourrez observer une nef voûtée en berceau, des arcades en arc brisé, mais aussi et surtout des peintures murales datées du 15ème siècle, relatant la Passion du Christ. A noter : la dernière fresque, qui ne fait pas partie du cycle de la Passion, nous donne une image effrayante de l’Enfer. Le Diable a laissé son empreinte ici mais également ailleurs nous aurons l’occasion de le découvrir… Pas d’inquiétude, il a été chassé des lieux depuis longtemps !

Avoir le souffle coupé !

Commençons notre promenade. Les pauses sont autorisées durant cette ascension, uniquement pour admirer la magnifique vue ou pour reprendre son souffle !
Le chemin nous amène, vers un havre de paix verdoyant. Une pause végétale s’offre à nous, au milieu de ses copains tout verts, s’impose un châtaigner tricentenaire planté au 17ème siècle par un chanoine, frère de Monseigneur Thoreau, évêque de Dol de 1661 à 1692. 
Âgé de plus de 300 ans, cet arbre remarquable a une circonférence au sol de 12 mètres !

La Tour Notre-Dame et la Chapelle de l'Espérance

Arrivés sur le haut du tertre, notre exploration peut débuter tout en plénitude et en panoramas. Nos yeux se dirigent vers la Tour Notre-Dame qui surplombe ce site exceptionnel. Elle fut bénie en 1857. Vous pouvez accéder en haut de cette tour, où vous aurez une vue magnifique sur la Baie du Mont-Saint-Michel. Par temps clément, ce point culminant permet d’admirer Le Mont Saint-Michel mais également les milliers de pieux, appelés bouchots, dédiés à la mytiliculture.

Au pied de la Tour Notre-Dame, la Chapelle de l’Espérance avec son petit campanile en pierres, est bâtie sur les bases d’un ancien télégraphe de Chappe, autrefois utilisé comme système de communication, ici, sur les lignes de Paris - Brest.
Il existait aussi, à quelques mètres de la tour, une antique chapelle. En 1788, l’abbé Rever, la visitant alors en ruine, découvrit que les tables d’autel étaient en fait deux grandes pierres tauroboliques, vestiges d’un temple païen datant de l’occupation romaine.

Le vent nous mène ensuite vers le Moulin du Tertre

Ce moulin à vent, édifice inscrit au répertoire des Monuments Historiques, est le seul à avoir conservé son mécanisme intérieur. Construit en 1842, il cessa de fonctionner après la Seconde Guerre Mondiale. Après la réparation de la toiture en essentes de châtaigner, il a retrouvé ses ailes en 1995. A noter que ce moulin se visite en saison
Au 19ème siècle, 56 moulins de ce type tournaient au gré du vent, sur le littoral.

Les légendes

En parlant d’ailes, connaissez-vous les légendes du Mont-Dol ? Et notamment le combat de l’Archange Saint-Michel contre le Diable ?
On raconte que l’Archange Saint-Michel conquit le Mont-Dol après un rude combat avec le Diable. L’Archange ouvrit de son épée une faille dans laquelle Satan fut englouti : témoins de cette bataille, certains rochers du tertre portent encore la trace des griffes du Diable.
Près de la chapelle, en bordure du plateau, un imposant rocher présente sur sa face avant un creux : selon la légende, il s’agit du Siège du Diable.
« L’empreinte du Diable » présente au sommet du Mont-Dol.

Autre mystère, un peu plus bas sur le tertre se trouve un étang. Un étang qui ne tarît jamais et dont la provenance de l’eau reste un mystère… Nous laissons votre imagination faire le reste !

L’Archange Saint-Michel et le Diable, n’ont pas été les seuls à apprécier les hauteurs du Mont-Dol. De tout temps, le Mont-Dol a suscité l’intérêt de nombreux visiteurs. Chateaubriand adolescent, élève au collègue de Dol, y venait en promenade le jeudi par le Chemin Vert. Cette petite route bordée de roseaux, qui serpente à travers champs et permet de rejoindre Dol-de-Bretagne.
L’auteur des « Mémoires d’Outre-Tombe » soulignait l’atmosphère, à la fois mystérieuse et magique du cadre : « Du haut de ce tertre isolé, l’œil plane sur la mer et sur les marais où voltigent, pendant la nuit, les feux-follets ».

Théodore Botrel a chanté le Mont-Dol : « Tandis que toi, vieux solitaire, tu restais fidèle et jaloux, debout au péril de la terre, le Mont Saint-Michel de chez nous… ». Le peintre Mathurin Méheut, très inspiré, y a réalisé nombre de tableaux.

Vous pensez bien que nous ne sommes pas les premiers à avoir fait cette ascension au sommet !

Beaucoup plus ancien qu’à l’époque de Chateaubriand, les Mammouths avaient élus domicile sur le Mont-Dol. Oui des Mammouths, comme Manny le Mammouth de l’Age de glace !
Comme nous, eux aussi, profitaient de ce magnifique panorama sur la Baie du Mont-Saint-Michel.

Il y a 110 000 ans, des chasseurs Néandertaliens avaient choisi cet endroit pour construire leurs abris et y chasser.

Les premiers signes d’occupation humaine et un des plus importants gisements paléolithiques de France furent découverts en 1873 lors de l’exploitation du granit par les carriers. L’ampleur du gisement était exceptionnelle : restes d’une cinquantaine de mammouths, douze rhinocéros laineux, une cinquantaine de chevaux, huit grands cerfs mégacéros, dix rennes, quatre loups, un ours, un lion ainsi que des silex, pointes moustériennes, racloirs, etc…

Au Mont-Dol, on y faisait carrière !

Avant la Révolution, on extrayait la pierre du Mont-Dol pour l’empierrement des chemins et routes, pour l’entretien de la digue protégeant les marais ainsi que pour la construction des maisons. En avril 1911, la Commission des Sites et Monuments Historiques du département demanda la fermeture des carrières et mit un terme à la disparition progressive mais programmée du tertre. L’interdiction totale d’exploitation date de 1948.

Par la suite, des voies d’escalade ont été aménagées dans ces anciennes carrières et sont accessibles aux grimpeurs de tous niveaux. C’est le deuxième site d’escalade en Bretagne.

C’est une évidence, au Mont-Dol on grimpe !

Notre ascension terminée, vous pouvez continuer à garder les pieds sur terre en continuant votre balade sur le Chemin vert et vous prendre pour François-René de Chateaubriand étudiant !